St. Martins
St. Martins est un charmant petit village situé au bord de la baie de Fundy, qui possède un riche patrimoine lié à la construction navale et offre des panoramas naturels impressionnants. L’action des marées de la baie a sculpté de spectaculaires grottes marines par le biais de l’érosion côtière. C’est une superbe promenade pour aller voir les grottes à marée basse, mais il faut faire attention à ne pas se retrouver coincé lorsque la marée remonte!
Comment s’y rendre
St. Martins est situé directement sur la baie de Fundy. On peut s’y rendre en quelques minutes en auto depuis Saint John ou Sussex, et le village est désormais accessible par la nouvelle route de liaison partant du parc national de Fundy, qui mène les automobilistes sur la promenade Fundy Trail. N’oubliez pas de vous arrêter pour admirer les points de vue le long de la promenade!
Géologie
Les roches de St. Martins datent du Permien-Trias, soit d’environ 250 millions d’années, et sont composées de grès rouge et de conglomérat à gros blocs. Le contact entre les deux formations est facilement observable à l’extrémité est de la plage, en face des restaurants. On trouve très peu de fossiles dans ces roches, bien que certains fossiles végétaux mal conservés y aient été découverts il y a plusieurs décennies.
Les roches du Permien-Trias observées à St. Martins plongent sous la baie de Fundy et refont surface du côté néo-écossais de la baie, près de Parrsboro et de Blomidon. L’histoire fossile de la Nouvelle-Écosse comprend les plus anciens dinosaures d’Amérique du Nord, découverts dans des roches du Trias. Nous continuons de rechercher des fossiles de dinosaures au Nouveau-Brunswick!
Les roches du Trias du Nouveau-Brunswick constituent la partie la plus ancienne de cette période et pourraient même remonter, dans le temps géologique, jusqu’au Permien. Des fossiles de reptiles ont été mis au jour dans les roches du Permien de l’Île-du-Prince-Édouard.
Les vagues de la baie de Fundy viennent se briser sans relâche contre les falaises côtières. Le port de St. Martins présente de magnifiques exemples de grottes marines, des formations peu profondes creusées dans le grès et le conglomérat. Les grottes marines sont le résultat de processus d’érosion côtière physique. Dans des roches sédimentaires comme celles-ci, les grottes peuvent se former le long des couches rocheuses. On peut l’observer là où le conglomérat de blocs rocheux rencontre le grès rouge. Le plancher de la grotte présente le même angle que les couches rocheuses.
De nouvelles découvertes d’empreintes d’animaux fossilisées ont été faites par une famille locale près de St. Martins. Bien que nous ne connaissions pas l’animal exact qui a laissé ces empreintes, nous savons que ce type d’empreintes ne se retrouve que dans la partie la plus récente du Permien, et non dans le Trias. Les roches rouges de l’Île-du-Prince-Édouard représentent la partie la plus ancienne du Permien (290 Ma) et ont livré des fossiles de reptiles ainsi que leurs empreintes. Les roches du Permien de St. Martins constituent les seules roches connues datant de la partie la plus récente du Permien dans le Canada atlantique. Les empreintes fossiles qu’elles conservent ont été laissées par des animaux qui vivaient juste avant la plus grande extinction de masse de l’histoire fossile, survenue à la fin du Permien.
Histoire
Saint-Martins a été fondée en 1783 par un détachement des « King’s Orange Rangers », des soldats loyalistes originaires des comtés d’Orange et de Duchess, dans l’État de New York. Le nom d’origine de la localité était « Quaco », dont l’origine reste incertaine. Saint-Martins était le deuxième plus grand centre de construction de voiliers en bois du Nouveau-Brunswick et le troisième des Maritimes. Entre 1803 et 1900, plus de 500 navires ont été construits et mis à l’eau dans plus d’une douzaine de chantiers navals situés le long des plages, des criques et des rivières de St. Martins et de ses environs. L’exploitation forestière constituait également une industrie locale importante, et il en fallait une grande quantité pour construire des navires de la taille de ceux produits par les chantiers navals locaux.
Aujourd’hui, St. Martins a conservé une grande partie de son caractère du XIXe siècle. Les navires construits ici ont sillonné les mers du monde entier et ont rapporté des idées et des concepts architecturaux que les capitaines, les riches constructeurs navals et les marins ont appliqués à la construction de leurs propres demeures. Ceux qui en avaient les moyens faisaient venir des artisans de l’étranger pour réaliser des peintures murales sur les murs et les plafonds de leurs maisons. À l’apogée de l’ère de la construction navale, St. Martins était souvent surnommé « le village le plus riche de l’Empire britannique ». (Source : https://quaco.ca/)