Parc provincial des chutes de Lepreau

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Le belvédère principal est accessible, mais les sentiers de randonnée ne le sont pas. De l'aube au crépuscule Une chute d'eau de 8 mètres où l'on peut observer de rares traces de tétrapodes datant de 315 millions d'années.

Les chutes de Lepreau sont des chutes spectaculaires situées à quelques minutes en auto de Saint John. Ce parc provincial est bien entretenu et offre de superbes sentiers de randonnée ainsi que de charmants endroits pour pique-niquer! Les rapides en amont des chutes principales forment une surface de crêtes blanches et de tourbillons qui se terminent par un rugissement fantastique au-dessus d’un rebord rocheux de 8 mètres, avant de se jeter dans la baie de Fundy à leur pied. C’est l’une des plus belles chutes d’eau du Nouveau-Brunswick à admirer depuis la route, située dans le petit hameau de Lepreau.

Comment s’y rendre

Le parc provincial des chutes de Lepreau se trouve à la suite d’un court détour depuis la route 1, à l’ouest de Saint John. Suivez les panneaux pour rester sur la route 175 jusqu’à la route menant aux chutes de Lepreau, et vous vous retrouverez bientôt devant les chutes, où vous trouverez un vaste stationnement et de superbes points de vue!

Géologie

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Les roches des chutes de Lepreau datent probablement du Carbonifère inférieur, soit d’environ 325 à 315 millions d’années. Il s’agit de grès, de schiste et de conglomérat de couleur rouge à violette. On trouve très peu de fossiles dans ces roches, et leur âge a été difficile à déterminer. Dans les années 1970, les géologues pensaient que ces roches dataient du Trias (il y a 251 à 199 millions d’années). Les fossiles découverts ici étaient alors attribués au Trias. On sait aujourd’hui qu’ils sont beaucoup plus anciens.

Les fossiles sont généralement les restes enfouis d’animaux et de plantes, conservés sous forme de restes corporels pétrifiés, d’empreintes ou de moulages. Les fossiles peuvent également être des traces laissées par des organismes, comme des pistes d’empreintes laissées par des animaux marchant dans la boue. Les fossiles de traces fournissent des renseignements scientifiques sur le comportement. À quelle vitesse l’animal marchait-il? Se déplaçait-il seul ou en troupeau?

Une rare piste de tétrapode a été découverte aux chutes de Lepreau en 1974. Un tétrapode est un animal à quatre pattes. Les empreintes ont probablement été laissées par un amphibien. Au moins deux séries d’empreintes ont été trouvées, présentant une rainure centrale laissée par la queue, alors que l’animal marchait sur une surface humide. Les données géologiques de l’époque indiquaient que les roches de cet endroit dataient de la période du Trias (il y a 251 à 199 millions d’années). On estime aujourd’hui qu’il s’agit de roches datant du Carbonifère inférieur (il y a 325 à 315 millions d’années). Ces empreintes ont probablement été laissées par certains des plus anciens amphibiens de la Terre.

Les roches sont érodées par l’action de l’eau, qui décompose lentement leurs couches en fragments de plus en plus petits. En hiver, la glace et le gel contribuent également à la fragmentation de la roche. À mesure que les roches s’usent lentement, le sable et la boue sont emportés vers la baie de Fundy. Ils finiront par redevenir des roches sédimentaires dans le cadre du cycle de recyclage de la croûte terrestre. Les roches sédimentaires rouges des chutes de Lepreau se sont autrefois déposées dans l’eau, le long d’une rivière ou d’un rivage. Les pistes d’empreintes qui s’y trouvent indiquent que l’eau était souvent peu profonde.

Histoire

Le nom « Lepreau » est d’origine française et dérive probablement de « la pereau », qui signifie « petit lapin ». L’orthographe actuelle est en usage depuis le milieu du XIXe siècle. William Francis Ganong a exploré la région de fond en comble.

Ganong était membre de nombreuses sociétés scientifiques et savantes, dont la Société d’histoire naturelle du Nouveau-Brunswick. Il a publié un nombre considérable d’articles et d’ouvrages, notamment une traduction des « Voyages en Acadie et en Nouvelle-Angleterre » de Champlain, ainsi que des écrits sur la cartographie, la botanique, la physiographie et la nomenclature.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, la majeure partie de la topographie de l’intérieur du Nouveau-Brunswick n’avait pas encore été entièrement cartographiée. Animé par un profond attachement pour sa province natale, le Dr William Francis Ganong (1864-1941) a exploré et documenté bon nombre de ces aspects du Nouveau-Brunswick. Une partie de son précieux travail de documentation est constituée des photographies qu’il a prises pour se remémorer ses longs voyages en canot, souvent ardus. À cette époque, la photographie amateur en était à ses balbutiements, et Ganong a tiré parti de l’appareil photo portable et des rouleaux de pellicule qui commençaient tout juste à être accessibles au grand public. Ce qu’il ne pouvait toutefois pas contrôler, c’étaient les chavirements de canot, l’humidité et les conditions d’éclairage changeantes qui confèrent inévitablement aux images un rendu parfois loin d’être idéal. Mais surtout, ces petits aperçus de lumière capturés constituent la documentation visuelle la plus ancienne et la plus complète d’une région juste avant sa transformation par l’industrie moderne.

Ganong nourrissait un grand amour pour le Nouveau-Brunswick et s’intéressait vivement à son histoire ainsi qu’à son histoire naturelle. Dès l’âge de dix-sept ans, il a entrepris de sérieuses explorations sur le terrain des rivières et des zones côtières ainsi que de la flore et de la faune de la province, dressant souvent ses propres cartes. Ces explorations se sont poursuivies tout au long de sa vie.